N° 13 PRINTEMPS 2019


8 mars, par Responsable CB

Chers amis,

Nous avons le plaisir de vous présenter votre Libérateur de printemps.
Son thème est LA FAMILLE…vaste sujet.

Cette famille qui nous a soutenus, portés à bout de bras. Cette famille que nous avons pu décevoir le temps de notre parcours parfois chaotique.

Cette famille qui peut-être aussi nous a abandonnés. Pour notre bien et pour le leur.
Cette famille qui nous a retrouvés et que nous avons retrouvée, parfois, souvent.

Vous trouverez des témoignages poignants de nos membres. Et aussi des réflexions sur la banalisation d’un produit qui crée tant de dépendance et de souffrance.

Restons vigilants et profitons de notre vie retrouvée, libérée et sereine, tout en continuant d’aider ceux qui sont en cours de chemin…

Bonne lecture à tous

Lien vers le journalhttps://www.croixbleue.fr/IMG/pdf/n...

Oui, le vin est une boisson alcoolisée


21 janvier, par Responsable CB

Oui, le vin est une boisson alcoolisée

Après le président de la république qui avait laissé entendre que le vin n’était pas un alcool comme les autres et encourageait les français à boire un verre de vin à midi et un le soir en se donnant comme modèle, un autre membre du gouvernement, le ministre de l’agriculture reprend ce même refrain.
Seuls seraient dangereux les alcools forts que les jeunes boivent en boîtes de nuit. C’est oublier que 30% des français boivent du vin tous les jours, 46% tous les week-ends et que la France est classée troisième en Europe pour la consommation de vin après l’Italie et le Luxembourg.
Enfin c’est oublier qu’en 2017, 5095 accidents impliquaient une personne alcoolisée et 778 des accidents mortels étaient dus à l’alcool. Pourquoi parle-t’ on de la sécurité routière pour passer à 80 km / h et rien n’est dit sur l’alcool qui cause chaque année un tiers des décès sur la route ? Le vin est un alcool comme les autres, c’est une vérité scientifique rappelée par tous les spécialistes qui se veulent rigoureux dans leur pensée.
La nuisance de l’alcool sur la route est mesurée par des enquêtes et des statistiques, rien ne mesure les conséquences de l’alcool dans les violences conjugales, familiales et dans la société.
Ce que ne dit pas notre gouvernement c’est que les lobbies des alcooliers font la loi au parlement. Le droit d’accise (impôt) sur le vin est de 1%. Il est de 32% sur les alcools forts et 65 % sur les paquets de cigarettes. Le vin est beaucoup moins taxé en France que dans bien d’autres pays de l’Union Européenne. Quelques mesures simples pourraient sauver de nombreuses vies sur les routes comme alcoolémie 0 pour prendre le volant, droit d’accise à 32% comme pour les alcools forts, publicité sur les alcools totalement interdite.
On a cru que la reconnaissance de l’alcoolisme comme maladie était un progrès. Il est vrai en effet qu’il fallait sortir du jugement de l’alcoolisme comme vice. Culpabiliser l’alcoolique en lui faisant de grandes leçons de morale n’est pas la solution pour qu’il se débarrasse de cette passion. Ce faisant, faire de l’alcoolisme une maladie c’est déresponsabiliser le buveur excessif. C’est lui faire croire qu’il n’est pas responsable de son addiction, qu’elle lui est tombée dessus comme la grippe ou le cancer. Par ailleurs, la médecine s’est emparée du problème sous prétexte que le produit par ses effets crée l’appétence. La faute vient du produit et pas du fait de l’absorption. Les associations d’anciens buveurs ont été décrédibilisées, à l’exception des Alcooliques Anonymes qui ont un programme précis, parce qu’elles cherchaient comment transmettre à la personne dépendante, le désir et la force de se dégager des liens de l’addiction.
La médecine, en lieu et place de cette énergie et de cette envie d’en sortir a prescrit des médicaments, ceux qui vous rendent malades lorsque vous buvez (disulfirame), puis les médicaments de soutien. Aujourd’hui ajoutons baclofène, nalméfène (selincro) prescrits pour maintenir l’abstinence ou réduire la consommation. A ces médicaments s’ajoutent le plus souvent des psychotropes agissant sur l’état du système nerveux, le buveur étant considéré comme dépressif.
Ces médicaments s’avèrent peu efficaces, ou impactent fortement les moyens de penser et de réagir de la personne. Nous avons pu le constater en observant plus de 1200 personnes sur douze ans. Les personnes arrivant à se débarrasser définitivement de l’alcool sont ceux qui ont renoncé à toute médicamentation.
Une question se pose aujourd’hui. Pourquoi accorder autant de pouvoir au produit dans l’addiction aux drogues et à l’alcool alors que l’utilisation d’opiacée chez les grands brûlés par exemple ne laisse pas de dépendances ? Ou encore, comment se fait-il que l’on puisse devenir addict au jeu ou au sexe alors qu’il n’y a pas de produit ingéré ? Ceci montre bien que la dépendance est due à une crise de l’existence qui ne fait que s’aggraver sous les effets de l’alcool ou de la drogue. C’est cette crise que se proposaient de régler les mouvements d’anciens buveurs mis hors-jeu par le médical. Peut-être faudra-t-il y revenir en précisant les moyens et les programmes qui permettront d’atteindre cette crise existentielle. Une chose est sûre : ces mouvements ont l’avantage de privilégier l’aspect insertion dans un groupe lorsque l’on sait que la dépendance isole et perturbe la vie sociale.
Quant à l’abstinence totale, elle est un garde-fou prudent voire indispensable et non une contrainte lorsqu’elle fait suite à un choix de vie. Il y a des végétariens, des végétaliens, des végans… pourquoi pas des hommes et des femmes qui choisissent de ne pas prendre de l’alcool ?

Serge SOULIE
Ancien Directeur de VIRAC
Centre de post cure CROIX BLEUE

INSERM Alcool et recherche du laboratoire au malade


20 décembre 2018, par Responsable CB

INSERM Alcool et recherche du laboratoire au malade 9ème rencontre-débat

Cher(e)s ami(e)s, cher(e)s collègues,

Cette année encore, la Journée Inserm Alcool et Recherche, rencontre-débat annuelle avec les 9 mouvements d’entraide aux personnes en difficulté avec l’alcool se tient, pour sa 9ème édition à l’Institut Pasteur. Je remercie la direction de nous avoir prêté ses locaux. Le groupe Inserm Alcool, organisateur de cette réunion et dont la mission est de favoriser les liens entre chercheurs et associations d’entraide, a poursuivi ses travaux au cours de l’année 2018. Plusieurs projets de recherche sont en cours et le plus avancé concerne la détection et l’orientation vers les soins des personnes ayant des troubles causés par l’alcoolisation fœtale. Le comité de pilotage de ce protocole s’est réuni à plusieurs reprises ; il est constitué de membres associatifs du groupe Inserm Alcool, de Stéphanie TOUTAIN, chercheuse au Centre de recherche Médecine Science Santé et Société de l’Université Paris Descartes, de David GERMANAUD, neuro-pédiatre et chercheur spécialisé dans le SAF (syndrome d’alcoolisation fœtale) à l’hôpital Robert DEBRE de Paris et de Henri-Jean AUBIN, professeur en addictologie à l’Université Paris Sud et chercheur dans l’UMR 1018 Inserm, qui deviendra animateur du groupe Inserm Alcool en 2019.

Le travail de recherche va commencer sous peu et vous en serez informé via vos associations. L’organisation de cette journée autour de deux thèmes sera identique à celle de l’an dernier : communication du scientifique puis du porte-parole du groupe, suivie par une table-ronde qui permettra le débat général avec la salle. Le premier thème choisi par le groupe de travail est le « binge drinking » dont une des traductions en français est « biture expresse ».
Le binge drinking qui défraie la chronique quotidienne est perçu comme spécifique aux adolescents et jeunes adultes. Mais qu’en est-il dans la réalité ? Ne serait-ce pas aussi une forme d’alcoolisation des adultes ? Quelles sont ses conséquences sur le fonctionnement cérébral ? Est-ce plus - ou bien moins - dommageable qu’une alcoolisation excessive régulière ? Telles sont quelques-unes des questions qui seront abordées par Fabien GIERSKI, maître de conférences en Neuropsychologie à l’Université de Reims.

Quant au point de vue des associations, il sera porté par Jean-Pierre GADAUD (Santé de la Famille) et Chantal GINOUX (Croix Bleue).
L’après-midi sera consacrée " au devenir des fonctions cognitives après l’arrêt de l’alcool. " Cet ensemble des processus mentaux qui forgent la connaissance est altéré à des degrés divers par l’alcoolisation excessive.
En 2012, une scientifique de l’Université de Caen nous avait parlé des troubles de la mémoire au cours de la maladie alcoolique. Aujourd’hui, 6 ans après, Anne-Lise PITEL, chercheuse de la même équipe (Unité Inserm 1077), viendra nous exposer l’évolution de ces troubles après l’arrêt de l’alcool. Récupération ou non ?
A quel degré, avec quelles méthodes thérapeutiques ? Le point de vue des associations sera, tout comme le matin, présenté en duo par Marc MARGELIDON (Croix Bleue) et Jean (AA).
Les thèmes retenus cette année nous interpellent dans notre quotidien, dans notre entourage, dans notre réalité.
Vos réflexions, vos analyses, vos questions seront nécessaires pour alimenter les débats.
La parole est ouverte à toutes et tous, alors n’hésitez pas à intervenir, cette journée est la vôtre !
Bertrand NALPAS, Inserm Mission Associations Recherche & Société

LIEN VERS LE SUITE
https://www.inserm.fr/associations-...

LES ASSOCIATIONS D’ENTRAIDE AU SEIN DU DISPOSITIF MEDICO SOCIAL


4 décembre 2018, par Responsable CB

[Bonjour à toutes et tous,

La CROIX BLEUE a le plaisir de vous offrir ce dossier, le
troisième créé par notre association.
Il vous propose une réflexion sur notre place, en tant que
bénévoles qui accompagnent les personnes en difficulté avec l’alcool au sein du réseau médico-social.

Cette définition n’est pas exhaustive puisque nous apportons notre soutien également à l’entourage et que l’alcool n’est pas la seule dépendance rencontrée.
Dans ce document, figurent des études, des réflexions de professeurs et des témoignages de patients qui, piégés ainsi que leurs proches, ont pu reprendre goût à la vie.

La CROIX BLEUE est une vieille dame, née en Suisse en 1877… comme les autres mouvements d’entraide plus jeunes, elle a su évoluer et s’ouvrir pour s’adapter à de nouveaux modes de consommation.
Mais elle a fait bien davantage en travaillant en réseau avec les professionnels de santé.

Elle a bien sûr dû faire ses preuves, faire bouger les lignes.
Preuve de cette évolution, nos Patients Experts qui font partie de ce
maillage et collaborent avec les professionnels tout en restant proches des malades.
Fini le temps de l’opposition médical-association. Le bien-être du patient passe par un partenariat humain et équilibré où tous sont acteurs : le médical, l’associatif et surtout le patient lui-même. À nous de nous adapter à son rythme, à son évolution vers le changement, en pratiquant la Réduction des Risques et Des Dommages.
A nous aussi de faire valoir les atouts que nous possédons, de valoriser nos acquis, nos expériences et notre savoir-faire.

Fini aussi le temps où chaque association travaillait seule sur le terrain.
Maintenant les associations reconnues d’utilité publique se sont regroupées au sein de la CAMERUP et les 5 associations qui la composent partagent leurs formations, leurs expériences.

La CROIX BLEUE est également adhérente de FRANCE ASSOS SANTE, regroupant 80 associations de Santé, et de la CROIX BLEUE INTERNATIONALE au sein de laquelle 41 pays sont fédérés.
Ensemble, nous sommes plus forts.
Avec l’énergie de nos militants, nos regroupements d’associations, les liens avec les partenaires médico-sociaux, nous ne faiblissons pas devant cette réalité que tentent de minimiser les alcooliers : 49 000 victimes par an à cause de l’alcool…
Je vous souhaite une agréable lecture.

Guilaine MIRANDA,
Présidente de la Croix Bleue

Lien vers le dossier

RENCONTRE AVEC LA CROIX BLEUE INTERNATIONALE


5 novembre 2018, par Responsable CB

La Croix Bleue Internationale ou International Blue Cross (IBC)

a invité la Croix Bleue Française a un dîner-rencontre en région parisienne le 30 octobre 2018.

La Croix Bleue Internationale est présidée par Albert MOUKOLO, que certains connaissent puisqu’il est venu au Congrès alsacien en 2015 et aussi au Congrès de Chateaurenard en 2018.

IBC siège en Suisse, son site internet est traduisible automatiquement en français.

Henry CASANOVA, administrateur et trésorier régional de l’Ile de France, m’a accompagnée pour rencontrer les 10 représentants présents.

Nous avons fait la connaissance des membres du comité d’IBC :
- Albert MOUKOLO, Président d’IBC
- Reinhard JAHN, Vice-Président d’IBC et Directeur exécutif de la Croix Bleue Allemande
- Rolf HARTMANN Président de la Croix Bleue Brésilienne

- Palesa PHELANE, Présidente de la Jeunesse Croix Bleue Sud-Africaine

- Hans EGLIN, Président de la fondation Croix Bleue jeunesse Suisse

-Fanjanirina Holiarisoa RASOLOMANANA coordinatrice des programmes de la Croix Bleue Malgache

- Ingalill SODERBERG, Conseillère IBC en Suède

- Anne BABB, Secrétaire Générale d’IBC, Finlande

- Sonja PONISCH, Responsable IBC Administration et Réseau, Allemagne

Nous appartenons, Croix Bleue Française, à cette vaste Croix Bleue Internationale qui rassemble plus de 40 pays…et nous en sommes fiers.

Pendant cette rencontre, les échanges entre les 8 pays représentés, ont été réalisés en anglais, portugais et français, chacun s’adaptant aux différentes nationalités.

Ils ont permis de mieux comprendre comment fonctionnent les différents pays (population concernée, modes de financement, religion, partenariats nationaux…). Mais aussi de comprendre que « nous ne sommes pas seuls » et la Croix Bleue Internationale peut nous soutenir en servant de passerelle avec des instances telles que l’OFDT (Observatoire Français des Drogues et Toxicomanies).

Il ressort également combien nous devons ne plus être « timides » face au milieu médical ou politique, mais comment il est nécessaire de se positionner, « d’égal à égal », car notre expérience est notre force et les institutions ont besoin de nos compétences.

Cette rencontre a permis de découvrir des hommes et des femmes investis de leur mission, ouverts au monde et remplis d’une énergie et d’une foi dans la Croix Bleue qui nous encouragent dans nos actions bénévoles, à notre échelle, en France, en régions et en sections.

Cette expérience sera à renouveler et les échanges à perpétuer via mails, Skype, Facebook et autre moyens technologiques.

Je remercie chaleureusement Albert MOUKOLO et le comité dans son ensemble pour ce grand moment de partage.

Guilaine MIRANDA
Présidente de la Croix Bleue Française.

Aller sur le site d’IBC

ARGUMENTAIRE A L’ATTENTION DES MEDECINS


31 octobre 2018, par yfenice

Argumentaire pour médecins généralistes.
Ce document a été élaboré par l’ensemble des associations affiliées à la CAMERUP.
Nous vous remercions de bien vouloir en imprimer un exemplaire, de le compléter avec vos coordonnées dans le cadre prévu à cet effet et de remettre le document à votre Médecin Généraliste.
LIEN VERS ARTICLE SUR LE SITE DE LA CAMERUP

LEXIQUE DES ABREVIATIONS


31 octobre 2018, par yfenice

LEXIQUE DES ACRONYMES & ABREVIATIONS UTILISES DANS LE DOMAINE SANITAIRE ET SOCIAL
Liste alphabétique non exhaustive des acronymes à l’usage des personnes membres des structures affiliées à la coordination des associations et mouvements d’entraide reconnus d’utilité publique.
Nota : Il peut y avoir plusieurs acronymes identiques pour des définitions différentes.
LIEN VERS ARTICLE SUR LE SITE DE LA CAMERUP

ADDICT AIDE


4 octobre 2018, par Responsable CB

Chers amis du Village,

Un chiffre frappant même pour les addictologues expérimentés : les patients addicts perdent en moyenne 23 années de vie par comparaison avec le reste de la population française !
Autre cause majeure de décès : l’alcool au volant. Et pourtant, le gouvernement n’en est encore qu’aux mesures répressives : un éthylotest antidémarrage chez les conducteurs sous emprise de l’alcool. Il serait pourtant plus simple et plus pédagogique d’avoir une mesure préventive avec un éthylotest connecté proposé systématiquement dans toutes les voitures..

Gagner des années de vie c’est aussi arrêter de fumer. Profitez du Moi(s) Sans Tabac et de notre groupe Je Ne Fume Plus ! qui pour l’occasion a prévu de nombreuses surprises et événements. Nous serons d’ailleurs en live sur Facebook chaque Mardi de Novembre.

Pour répondre intelligemment à un des arguments contre la légalisation du cannabis : l’explosion des quartiers défavorisés.
Lisez ceux qui ont vraiment travaillé la question !

Enfin, on attend toujours le Plan Gouvernemental, aura t’il le courage et la sagesse de faire apparaître des mesures alcool.

Bonne lecture
LIEN VERS L’ARTICLE

ALCOOLISME FEMININ


18 septembre 2018, par Responsable CB

Les femmes boivent trop et de plus en plus mais les pouvoirs publics ne semblent pas s’en alarmer. Les conséquences sont pourtant encore plus graves pour elles que pour les hommes.

« Nous, on savait, et on voyait. »

LIEN VERS L’ARTICLE

0 | 10 | 20 | 30 | 40 | 50 | 60 | 70